Principes

Définition : L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé.

Selon l’organisation mondiale de la santé, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». L’ostéopathie s’accorde avec cette définition car selon son concept, la santé représente la parfaite adaptation de l’organisme à son environnement. L’attention de l’ostéopathe doit donc se porter tout autant sur l’environnement du patient que sur son organisme à proprement parler, car tant que celui-ci ne retrouvera pas une condition diététique, sanitaire, climatique, sociale… meilleure, il continuera de subir des contraintes qui entretiendront la dégradation de sa santé. Le premier principe de l’ostéopathie est donc la prise en compte des individus dans leur globalité. Globalité environnementale et physique.

L’ostéopathie s’établie sur trois grands concepts : La globalité, l’interrelation structure/fonction et l’homéostasie.

Globalité : Toutes les parties du corps étant reliées entre elles par l’intermédiaire des tissus organiques qui le composent, le corps constitue une unité fonctionnelle indissociable, ainsi qu’une identité, une spécificité propre à chacun. Dès qu’une structure du corps présente une perturbation dans son fonctionnement, cela retentit sur le fonctionnement de structures situées à distance par le biais de ces corrélations tissulaires.

Interrelation structure/fonction : Comme deuxième principe, Still a établi que les structures du corps et les fonctions qu’elles doivent remplir sont interdépendantes., « Toute maladie remonte à quelque désordre mécanique dans la machinerie du corps humain ». Bien qu’encore très proche des références à l’animal machine, cette approche posait la nécessité de rechercher et corriger les irrégularités dans les structures qui composent le corps, pour améliorer ses fonctions. Pour agir sur cette structure, Still utilisa les os car ils sont facilement accessibles sous la peau et qu’ils servent de point d’attache au muscles et aux organes. D’où le terme ostéo/pathie, combinaison des mots grecs osteon –os et pathein – souffrir ; l’utilisation des os pour soigner. Il faut une intégrité de notre charpente afin de conserver la liberté de mouvement de nos tissus. Dès qu’une structure qui compose le corps humain commence à perdre de la mobilité, la fonction qu’elle est sensée remplir pleinement est perturbée, diminuée, entraînant un trouble fonctionnel.

Homéostasie : Pour que les processus physiologiques de guérison du corps soient efficaces il faut que nos cellules reçoivent tous les éléments dont elles ont besoin pour remplir parfaitement leurs fonctions. Cela a fait dire à Andrew Taylor Still que « la règle de l’artère est suprême ». Les cellules doivent pouvoir se régénérer et se débarrasser de leurs déchets. Pour cela il faut que le sang, la lymphe, en un mot tous les liquides du corps, circulent librement. C’est le mouvement qui facilite l’acheminement des liquides dans les tissus, favorisant par la même le renouvellement du milieu dans lequel baignent nos cellules. Un autre système de régulation important est représenté par le système nerveux, qui est en relation étroite avec la colonne vertébrale.

La résultante de ces trois principes permet de favoriser l’équilibre du milieu intérieur ou homéostasie, ce qu’Andrew Taylor Still dénommait, dans un langage du XIX° siècle: l’auto guérison du corps. (Certains mécanismes physiologiques n’avaient pas encore été mis à jour quand Still écrivait ses mots).  Les termes d’ « auto guérison du corps » et  de « remèdes naturels » qu’il employait,  permettaient d’illustrer le propos. Il nous semble important d’indiquer que l’ostéopathie ne prétend pas tout soigner, et que les bons ostéopathes ne réfutent pas l’usage des médicaments.

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